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« Tu es toujours là », te dit le miroir.



Changer d’année, changer de dizaine.


Savoir qu’il y a derrière soi du temps passé qui résonne, comme une fibre qui s’est tissée, entremêlée et dense, mais regarder encore et toujours devant, parce que c’est la direction de l’horizon qui semble s’éloigner à chaque pas, mais qu’il faut sans cesse chercher à atteindre.


Franchir les ponts entre les rives, pour découvrir d’autres paysages, faire d’autres rencontres, imaginer d’autres ailleurs, écrire d’autres pages d’avenir qui deviendront « présent » avant d’être « passé ».


Savoir observer en silence l’ombre des feuilles sur la toile, qui balancent comme une caresse filtrée, promesse d’une autre réalité à dévoiler.


Savoir trouver les secrets des endroits perdus, dans la fraîcheur végétale, douce et humide, avec pour mélodie la goutte délicate et rare de la source presque tarie, mais qui reprendra vie à la saison des pluies.


Ne plus chercher à comprendre pourquoi un papillon est si gracile, pourquoi ses peintures ailées sont si finement graphiques, si précisément nuancées, si justement associées, ne plus y voir qu’un miracle de nature qui dépasse l’entendement pour s’imposer comme une évidence qui n’a pas besoin d’être expliquée.


Changer d’année, changer de dizaine, mais garder au cœur la capacité d’émerveillement d’un enfant, quand le temps parvient à se suspendre.


Merci à toutes et tous pour vos messages chaleureux, sympathiques, drôles, amicaux, qui ont redonné à ce jour particulier la légèreté du temps qui passe sans la lourdeur du temps qui compte.

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