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Histoires de crise / Épisode 2

En cette période de crise sanitaire, nos agents départementaux peuvent être à l’origine de belles histoires solidaires, de parcours de vie difficiles que chacune ou chacun ont contribué à soulager.


Écoutez plutôt …


… Nous sommes le jeudi 12 mars. Comme beaucoup de Français, Marc Deffeiz, chef de la cuisine centrale du collège Edouard Vaillant à Bordeaux, est devant son écran de télévision pour regarder l’allocution du Président de la République.


Au bout de 3 minutes de discours, une annonce, objet de rumeurs depuis quelques jours, met fin au suspense : « Dès lundi prochain et jusqu’à nouvel ordre, les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités seront fermés ».


Le lendemain, comme tous les jours, Marc Deffeiz se rend au collège pour préparer le déjeuner des collégiens. Mais il sait désormais que ce sera pour la dernière fois avant un long moment.

Dès le service terminé, il s’engage avec ses équipes dans un grand nettoyage des locaux et commence à dresser l’inventaire de tous les aliments en réserve.


Comme dans tous les collèges de Gironde, des consignes sont données par le Département. Tout ce qui peut être conservé sera congelé sur place, le reste sera donné à des associations d’aide alimentaire pour venir en aide aux plus démunis.


Il prend alors contact avec la Banque alimentaire et les Restos du cœur pour faire don des denrées périssables. Après vérification des dates de péremption, plus de 5000 yaourts, 2000 œufs, des laitages, des fruits et autres aliments seront ainsi remis aux associations, rien ne doit rester !


Les équipes finissent le nettoyage minutieux des locaux et rentrent se confiner à la maison, sans savoir quand elles pourront reprendre le travail, ni dans quelles conditions.


Mais Marc Deffeiz souhaite pouvoir se rendre utile dans la période, tout en mettant à profit son savoir-faire. Il sonde alors ses collègues, une équipe de volontaires est créée pour reprendre du service si cela peut aider des personnes dans le besoin.


Or, des associations d’aide alimentaire bordelaises ont signalé des difficultés d’approvisionnement pour assurer leurs maraudes auprès des personnes sans domicile fixe.


Très vite, les conditions logistiques sont définies avec les associations. Mais une visite sanitaire est obligatoire avant toute reprise d’activité. Le Département mobilise alors en urgence son laboratoire d’analyse départemental, habilité à délivrer ce type d’autorisation.


Deux jours plus tard, c’est officiel : la cellule de crise décide que la cuisine peut reprendre du service.


Elle produit désormais près de 300 repas par jour, qui sont distribués par des associations d’aide alimentaire à des personnes sans domicile fixe. Les menus sont établis en lien avec les besoins des associations, car la plupart des destinataires ne disposent pas de réchaud. Ce sont donc des plats froids qui sont privilégiés.


Quelques jours plus tard, les bénévoles associatifs témoigneront du fait que les repas sont particulièrement appréciés sur le terrain. Une fierté pour Marc Deffeiz et ses équipes, mais aussi pour l’ensemble de la collectivité départementale dont ils incarnent à merveille les valeurs de solidarité à l’égard des plus fragiles.


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