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Histoires de crise / Épisode 1

En cette période de crise sanitaire, nos agents départementaux peuvent être à l’origine de belles histoires solidaires, de parcours de vie difficiles que chacune ou chacun ont contribué à soulager.


Écoutez plutôt …


… Un jour, pendant la crise sanitaire du Covid-19, un de nos services sociaux est alerté : une mère et ses trois enfants se trouvent à la rue suite à des violences conjugales.


Lien immédiat avec une inspectrice de la direction du Département. Très compréhensive, elle décide illico une aide financière pour un hébergement d’urgence. Des bons d’alimentation sont très vite obtenus auprès du centre d’action sociale.


Mais il n’est pas possible de laisser la situation en l’état. L'assistante sociale se met alors en recherche d'une solution d'hébergement plus pérenne, sans succès auprès des structures à proximité.


Une seule solution : un départ ailleurs, loin en France, chez une connaissance.


L’assistante sociale passe alors une partie de la journée suivante à chercher une solution de transport vers le lieu d’accueil. Un premier train, une gare de transit, puis un second train : la solution est trouvée pour le lendemain !


Mais la Maman est sans moyens. Immédiatement, l’assistante sociale cherche, puis trouve le financement du voyage par une association.


Mais il faut réserver les billets de train par internet. Sans hésiter, l'assistante sociale avance le prix des billets en payant avec sa carte bancaire personnelle. Elle se fera rembourser plus tard par l'association.


Mais nous sommes en période de confinement : comment la Maman et ses enfants pourront-ils circuler ?


La responsable sociale se rapproche de la gendarmerie. Une gendarme compréhensive propose une solution devant la gravité de la situation : cocher la case "déplacement pour motif familial impérieux". Mais elle ne garantit pas que cela soit suffisant lors d'un contrôle : cela reste à l'appréciation des policiers qui contrôleront. Elle conseille donc d'établir un document écrit complémentaire, car il est plus que probable qu’un contrôle ait lieu.


La responsable sociale prend sur elle cette responsabilité : signer un document à en-tête du Département indiquant la nécessité de protection face à des violences conjugales. Son numéro de téléphone portable professionnel permettra qu’elle soit appelée en cas de contrôle.


Le matin du départ, moment de panique : l’homme violent fait tout pour retrouver la Maman. La personne qui a recueilli la famille, prudente, lui a répondu qu’elle ne l’avait pas vu.


La responsable sociale file retrouver la famille dans ce lieu d’accueil temporaire, et la conduit en sécurité en attendant le départ pour la gare. Un éducateur les a rejoint afin de pouvoir s'occuper des enfants, jouer avec eux pour que le temps paraisse moins long et plus serein.


½ heure avant le départ du train, l’assistante sociale, la responsable et la famille sont à la gare. La personne qui les avait accueillis appelle. Monsieur est passé, il s'est montré très insistant, faisant pression pour savoir si Madame était là avec les enfants. Elle a dit, avec sang-froid, qu'elle n'avait accueilli personne.


1 heure plus tard, les professionnelles sont de retour. La Maman a pris le train avec ses enfants, la responsable lui a donné 30 euros au cas où les enfants auraient besoin de quelque chose.


Quelques heures plus tard, la Maman enverra un texto : elle est arrivée à destination, désormais protégée avec ses enfants.


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